Atelier hebdomadaire

Programme :

Exercices fondamentaux : Qi-gong, renforcement et assouplissement général, ouverture articulaire, musculation naturelle, travail respiratoire, roulades et chutes, mobilité debout et au sol.

Taijiquan (style Sun)

Bases du combat

 

Nos cours et stages sont ouverts à tous, sans distinction d’âge, de genre, d’origines.

COURS LE JEUDI SOIR 19H-21H. TI AR GOUREN. BERRIEN

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Sun Lu Tang, maitre des trois grands styles du Neijiaquan : Xingyiquan, Baguazhang, Taijiquan

 

 

 

Pour en savoir plus sur le Taijiquan :

Traduction d’un texte de Tim Cartmell, avec la permission de l’auteur.

« Le Taijiquan est considéré comme un des arts internes des arts martiaux chinois, et c’est l’art martial le plus répandu au monde aujourd’hui. Le mot « Tai ji » fait référence à l’ancien concept issu de la cosmologie chinoise de l’interaction perpétuelle de deux force à la fois opposées et complémentaires (Yin et Yang) comme principe de la création. « Quan » signifie littéralement « main » ou « Poing » et évoque un art de combat à main nu. Le Taijiquan en tant qu’art martial est basé sur le principe du souple triomphant du rigide (…)

La pratique complète du Taijiquan inclut des exercices de base, des exercices de posture, la répétition de mouvements uniques, les formes (enchainements de mouvements), l’entrainement à la puissance (exercices visant à développer la capacité d’exprimer l’énergie), l’entrainement aux armes : l’épée, le sabre, le bâton et la lance), l’entrainement technique à deux (applications) et exercices de sensibilité (mains collantes). Une des caractéristiques de la plupart des styles de Taijiquan est que les mouvements de la forme sont exécutes assez lentement, en passant d’une posture à l’autre sans interruption. (…) Le but de cette lenteur est de s’assurer qu’une grande attention est portée à la justesse des mouvement du corps et la conservation de l’état de relaxation dans le mouvement. Les exercices peuvent être divisés en deux catégories : les exercices en solo et ceux avec partenaire.

Un débutant commencera habituellement par les bases, des exercices destinés à intégrer la conscience de la structure et des alignements corrects, les façons de bouger et de transférer le poids du corps, de marcher, etc. Le Taijiquan et tous les arts connexes trouvent leur principe dans la nécessité d’avoir le corps complètement relaxé (pas relâché…ndt) et dans le principe que l’intention guide et contrôle les mouvements du corps. (…)

Traditionnellement, l’élève pratiquait des enchainements de mouvements simples enseignés et pratiqués encore et encore jusqu’à être maitrisés, et seulement alors étaient enseignés d’autres mouvements. Quand l’élève avaient appris l’ensemble des mouvements individuellement, ils étaient liés entre eux dans une « forme » (enchainement). Le but de l’entrainement est de développer une sorte de « puissance du corps global », qui évoque l’idée de générer de la puissance avec l’ensemble du corps, en utilisant complètement la masse corporelle dans chaque mouvement. La puissance est toujours générée du bas vers le haut, ce qui signifie que les muscles puissants des jambes et des hanches sont le siège de la force. On n’utilise ppeu la force des bras et du haut du corps. L’ensemble du corps est maintenu dans un état de relaxation dynamique qui permet à la force de l’ensemble du corps de s’exprimer vers l’extérieur. Cela est décrit ainsi dans les Classiques : « enraciné dans les pieds, développé dans les jambes, guidé par la taille, transféré par le dos et exprimé par les mains ». Le Taijiquan possède une grande variété d’exercices à deux destinés à développer la sensibilité à un très haut niveau. Utiliser la force brute, ou aller directement contre la force adverse est vraiment découragé. Le but de l’entrainement à deux est de développer la sensibilité jusqu’au point où l’on peut éviter la force adverse et appliquer la puissance de l’ensemble de son corps là où l’adversaire est le plus vulnérable.

La capacité à « coller, adhérer, relier et suivre  (zhan, nan, lian, sui) » est essentielle à l’application des techniques de combat du Taijiquan (…) Celles-ci incluent la poussée, la traction, l’enroulement, buter, balayer, immobiliser, mettre à terre, projeter, beaucoup plus que le fait de frapper ou de donner des coups de pied. L’entrainement à la forme développe donc le contrôle de soi, et l’entrainement à deux entraine le pratiquant à appliquer la force développée dans l’entrainement solo de la manière la plus efficace.

Différentes formes de Taijiquan modifié pour la santé sont devenues très populaires dans le monde entier récemment, car il a été démontré que l’entrainement au Taiji aidait à calmer l’esprit, à relaxer le corps, à diminuer le stress, et à l’amélioration de la santé en générale. Cependant, il est important de réaliser que toutes les formes traditionnelles de Taijiquan furent crées à l’origine dans un seul but : entrainer le pratiquant à combattre.

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