Stage avec Allen Pittman

J’ai le plaisir d’annoncer le retour en Bretagne de Allen Pittman le mois prochain. C’est l’occasion de découvrir ou d’approfondir la Sagesse du Corps dans ses différentes dimensions.

Affiche stage

  • A l’invitation de Stéphane Cottier, Allen donnera un stage sur les fondements de la Sagesse du Corps (Au sol) à Concarneau.

Ce stage, ouvert à tous, se tiendra le vendredi 19 février de 19h30 à 22h à Concarneau (29)

Complexe Sportif « Le Cossec »
Dojo des Sables Blancs
Avenue Robert Jan
29900 CONCARNEAU

Ce stage est ouvert à tous et constitue une introduction idéale à cette pratique.

Tarif : 30 euros

Vous pouvez contacter Stéphane au : 0975801742

  • Nous poursuivrons le samedi 20 février à Huelgoat (29)

Cette journée sera consacrée plus spécifiquement aux aspects tactiques de la Sagesse du Corps : L’occasion d’aborder la « Danse des Amazones » et la Lutte Celtique . Cette journée est également ouverte à tous.

Horaires : 10h-12h30 et 14h30-17h

Lieu : Dojo de l’école primaire Jules Ferry, Huelgoat (en face du stade de foot)

Tarifs : 50 euros (40 pour les adhérents Stok-Ha-Stok)

  • Et enfin le dimanche 21 février sera consacré au Hsing-I-Chuan, art martial interne chinois. Ce stage est également ouvert à tous. Nous y aborderons les « Tien Gan », exercices de préparation du corps et réviserons les applications des Cinq Eléments.

Renseignements : 06.48.00.69.36

Horaires : 10h-12h30 et 14h30-17h

Lieu : Dojo de l’école primaire Jules Ferry, Huelgoat (en face du stade de foot)

Tarifs : 50 euros (40 pour les adhérents Stok-Ha-Stok)

Stage complet : 110 euros

Samedi et dimanche : 80 euros

Je publierai dans les semaines qui viennent quelques articles qui présenteront les thèmes abordés au cours du stage. Vous pouvez dès à présent aller lire les différents articles consacrés au travail d’Allen Pittman sur ce blog :

https://lapratiquesauvage.wordpress.com/articles-allen-pittman/

ou celui de Leo Tamaki :

http://www.leotamaki.com/pages/Allen_Pittman-8922710.html

 

 

 

 

 

 

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Katch Pagan

 

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Petit retour sur une soirée de franc délire. A l’occasion de la soirée d’inauguration de la brasserie de mon ami Gwénolé Olivier, à Plouider,  :nous avons organisé un match de Katch dans la plus pure tradition léonarde… Je ne m’étends pas en commentaires et je laisse les images ci dessous parler d’elles-mêmes… Je vous laisse aussi deviner derrière quel catcheur se cache votre serviteur…

 

 

 

Les site de la brasserie de Gwénolé:

http://distribilh.bzh/index.php/fr/

 

 

 

 

Les Cinq Poings du Hsing-I

Nous commençons cette année un cycle d’étude autour du Hsing-I-Chuan, art martial traditionnel chinois connu pour être facile à apprendre mais difficile à maitriser. Son étude se fonde sur Cinq mouvements fondamentaux communément appelés « Poings des Cinq Éléments », qui correspondent aux cinq éléments de la pensée chinoise, que l’on retrouve notamment dans la médecine traditionnelle chinoise. Je propose ici une traduction d’un article de Allen Pittman qui introduit à l’étude des Cinq Poings (Wu Xing Quan). Il est illustré par quelques photos de maitres illustres des arts chinois internes, Wang Shujin, Zhang Zhaodong et surtout Hung-I-Mien, de qui provient l’esentiel du Hsing-I que nous pratiquons.

« Le Hsing-i, ou Xingyiquan, est un art martial et de santé chinois basé sur les méthodes d’entrainement de l’ancienne infanterie chinoise. On l’inclut dans la famille des arts « internes » chinois, au même titre que le Taijiquan, le Baguazhang, ou le Liu He bafa.
Hsing ou (xing) fait référence à la forme, tandis que I (Yi) fait référence à l’intention. Chuan (quan) fait référence à l’art du combat à main nue. C’est donc la « boxe » de la forme et de l’intention, c’est à dire que la forme et l’intention se rejoignent. Précisions que le terme de « boxe », pour les arts chinois, recouvre les arts de combat à main nus englobant aussi bien les techniques de frappe à mains fermées ou ouvertes, mais aussi de frappes avec les autres armes naturelles du corps humain (coudes, épaules, genoux, hanches, tête, pieds, etc), les techniques de lutte au corps à corps, les projections, les clés (Chin na), etc, ainsi que certaines armes.

Les cinq poings du Hsing-I

La théorie du Hsing-i (Xingyiquan) consiste à partir après, mais arriver avant l’attaque de l’adversaire. Pour cette raison les mouvements doivent être précis.
Veillez à ne pas rajouter d’ondulations, de rebonds, de tremblements ou autres mouvements superflus. Ces adjonctions décoratives peuvent sembler embellir l’art, ou le rendre plus théâtral, cependant rappellons-nous que le Hsing-i n’est pas un art du spectacle, mais un art interne, avec des applications martiales.
C’est la « boxe de la forme et de l’intention », donc, fondamentalement, l’expression d’une idée. Ainsi, vous devez avoir l’idée en tête quand vous pratiquez. On trouce ces idées fondamentales dans les cinq élements, ou cinq catalyseurs :

Une étude de Pi-Quan
1. Fendre (Splitting/ Pi Quan/ Élément Métal ou Air/ Poumons, gros intestin)

 hongHung-I-Mien Pi Quan

Fendre évoque l’image d’une hache qui tombe. Il peut s’agir d’un mouvement court, comme fendre un galet, ou comme une large courbe, comme pour fendre du bois. La montée des bras provoque l’élévation des côtes, laissant plus d’espace aux poumons pour se gonfler et se remplir d’air quand vous inspirez. Expirez tandis que les bras redescendent. Essayez de garder en permanence la conscience de vos pieds, et notez comment s’interconnectent le haut et le bas du tronc, particulièrement au niveau du nombril.
Veillez à ce que le pied arrière ne soit pas ramené trop près du pied avant lorsque vous faites un pas. Un demi-pas est la bonne longueur. (…) Contrôlez votre pied arrière, qui devrait avoir un angle de 30 à 45 °, selon la position de votre genou. Avec la pratique, votre ossature va changer et la forme de votre zone genou-orteils va se modifier à mesure que vous deviendrez plus souple des hanches. Prenez le temps qu’il faut. En général, cela requiert environ un mois de pratique quotidienne, entre une demi-heure et une heure par jour. Le processus prendra plus de temps si votre pratique n’est pas régulière.

2. Forer (Drilling/Zuanquan/ Élément Eau/ Vessie Reins)

4cbf4ded219180f6277c2e03a6f629f0Hung-I-Mien Zuan Quan

Certains professeurs mettent « écraser » en deuxième position, mais les cosmologies anciennes, pour des raisons rituelles et thérapeutiques, mettent «vriller » en seconde position. Vous pouvez pratiquer de deux manières. Notez l’expansion de vos côtes inférieures au dessus des reins, quand vous pratiquez cette forme. Asseyez vous bien sur la jambe arrière lors du pas arrière. Cette forme utilise l’énergie d’opposition ou énergie de déchirure, avec les mains qui prennent des directions opposées. La vrille se situe en fait dans la main avant, qui passe de paume vers le bas à paume vers le haut.Tout comme fendre, cette forme est en ligne directe.

3. Écraser (Crushing/ Bengquan/ foie-vésicule biliaire)

bengquan Beng Quan

Les anciennes formes d’écraser étaient habituellement pratiquées en réalisant un arc vers le bas. Cette forme est associée au foie (élément bois) et prend donc logiquement cet organe pour cible. La « gueule du tigre », la zone qui s’étire en tre le pouce et le majeur, est idéalement alignée sur l’aisselle, et la rotation des hanches permet d’aligner le poing sur le centre du corps. La traction de la main opposée est très importante pour la justesse de la posture, autant que pour la fonctionnalité. Selon les styles, cette technique ets réalisée de façons variables, coup d’estoc direct, coup de marteau par dessus la tête, ou encore, direct vers le bas. Cette forme se pratique aussi en ligne directe.

4. Piler (Pounding/ Pao quan/ Element Feu/ Coeur)

o-zyukin03Wang Shujin Pao Quan

La position du bras, qui protège la tête, peut varier considérablement. La version compacte du professeur Hung I Mien, évoque une licorne tenant sa propre corne. La version plus ample de Chen Pan Ling, étire le coude loin vers l’arrière, comme dans le tir à l’arc, et fonctionne bien contre un large crocher donné à l’aveuglette. Cette forme utilise le « pas des 7 étoiles », c’est à dire qu’elle évolue selon une structure en zig-zag.
Cette forme, associée au feu, renforce le cœur, qui est aussi sa cible.N’attendez pas le pas arrière pour frapper.Étendez la main assez tôt, en même temps que le pas avant initial. Ou bien vrillez avec la main avant qui est en protection, en même temps que vous faites le premier pas, puis frappez avec la main arrière en coordination avec le pas arrière.

5. Croiser (Crossing/ hengquan/ Element Terre/ estomac-rate)
Selon Huang Po-Nien, dans son vieil ouvrage sur le Ba-gua, « croiser » représente la même tactique que le « changement de paume simple » du baggua. Souvenez vous que la main qui croise le fait par l’extérieur de la main qui se rétracte. Le mouvement peut varier entre un coup purement latéral en travers du diaphragme, un coup de type  uppercut en « tournevis », ou encore un coup de type « marteau-descendant ». le jeu de jambes suit une ligne circulaire qui ondule comme une vague. Ce poing est aussi appelé le « Poing-Mère », car on peut y retrouver les quatre autres Poings du Hsing-I. Croiser est associé à l’estomac et à la rate, qui sont aussi ses cibles. On peut aussi viser sous le menton, ou à la gorge.

Conclusion

Souvenez vous que le contact du coup peut intervenir bien avant la fin du mouvement. Les cinq poings constituent une très bonne bas pour n’importe quel quatre art martial. Ils permettent d’acquérir le jeu de jambes et l’alignement corrects, renforcer les jambes et les poumons, et développer le réflexe de « croiser/ramper ». les mouvements à mains nues se transfèrent facilement au port d’un couteau, d’un marteau ou d’une hache. Évidemment, le principal dans le travail aux armes est de ne pas croiser les bras. La transition des mains nues aux armes crée une nomenclature complètement différente, qui repose en grande partie sur la longueur de l’arme son tranchant et la forme de la lame (s’il y en a une…) certains des plus célèbres pratiquants de Hsing-I étaient réputés pur leur habileté à la lance.
La géométrie des mouvements, l’alignement des membres, (les 6 harmonies), la verticalité de la colonne vertébrale, et l’enracinement des jambes permet au pratiquant d’avancer avec le courage d’une forteresse ».

Calendrier des stages 2015-2016

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Voici un premier planning des dates de stages prévus cette année. Sauf cas de force majeure, ce planning est solide et définitif et vous pouvez d’ors et déjà réserver vos dates. D’autres évènements sont susceptibles de venir étoffer ce programme. A très bientôt j’espère!

samedi 17 octobre : Xingyiquan 1

samedi 28 novembre : Xingyiquan 2

samedi 19 décembre : Xingyiquan 3

samedi 9 janvier 2016 : Xingyiquan 4

samedi 6 et dimanche 7 février : Stage à Lille : Xingyiquan et Sagesse du Corps

samedi 20/ dimanche 21 février 2016 : STAGE EXCEPTIONNEL AVEC ALLEN PITTMAN :Xingyiquan/ Baguazhang.

samedi 26 mars : Xingyiquan 6

Samedi 9 et dimanche 10 avril : Xingyiquan 7 + STAGE EXCEPTIONNEL AVEC CHRISTOPHE BERTRAND, professeur de Qi-gong, Taijiquan et Taikiken.

samedi 14 mai : Xingyiquan 8

samedi 11 mai : Xingyiquan 9

 

Je publierai prochainement les dates restantes jusqu’au mois de juin 2016. En avril ou mai 2016 se tiendra un stage mixte animé par Christophe Bertrand et moi-même. Plus d’infos très vite.

Renseignements et inscriptions : Sur ce site ou par mail : ercloarec@gmail.com

Tel : 06.48.00.69.36

Cycle de stages

Cette nouvelle saison est déjà bien engagée, et c’est donc avec plaisir que j’annonce ici la tenue d’un cycle de stages, sur un rythme mensuel, à partir de ce mois-ci.

J’ai décidé d’orienter cette série de stages autour du travail du Xingyiquan (Hsing-I-Chuan) : l’objectif est que ceux qui le souhaitent puissent entrer de plein pied dans l’étude de cet art, avec une perspective de réelle progression technique et tactique, ainsi que la sensibilisation aux dimensions historiques, symboliques et culturelles qui caractérisent ce que l’on appelle communément un « art martial traditionnel » . Ce cycle de stages sera aussi l’occasion d’explorer le vaste répertoire technique des arts martiaux chinois « internes »: frappes, projections, clés, balayages, entrées, etc.

xinyiWuxing Quan (Poing des Cinq Eléments)

Les premiers week-end seront consacrés à l’acquisition des  fondamentaux, qui seront revus lors de chaque stages, puis nous entreront dans les aspects intermédiaires et avancés de la pratique (formes animales, armes, etc). Le Xingyiquan est réputé simple à apprendre mais difficile à maitriser. De même, son répertoire technique peut s’adapter à chacun en fonction de son niveau d’expérience ou d’habileté physique.

Je publierai prochainement un descriptif plus détaillé du contenu de ce cycle de stages, ainsi que les dates et lieux des premiers stages, qui se tiendront donc à raison d’un samedi par mois. Ce cycle de stages sera complété pour ceux qui le souhaitent par au moins deux stages supplémentaires, l’un avec Allen Pittman, sans doute en février ou au printemps, le second avec Christophe Bertrand, de Lille.

Je publierai également progressivement quelques articles sur le Xingyiquan.

Le premier stage se déroulera le

samedi 17 octobre 2015 à Huelgoat (à confirmer)

Horaires : 10h-12h30/ 14h-16h30

Tarifs : Adhésion association : 20 euros (une seule fois, pour toute l’année et tous les stages)

Puis 20 euros par stage.

Renseignements : 06.48.00.69.36

N’hésitez pas à me contacter par mail pour plus de renseignements.

A bientôt!

Démo à la NAMT 2015

Je suis très heureux de pouvoir partager ici les images de la démonstration que j’ai eu le plaisir de donner à la dernière Nuit des Arts Martiaux Traditionnels, au Théâtre Dejazet, à Paris.  J’ai déjà dit tout le bien que je pense de cet événement, et en même temps la relation paradoxale que j’entretiens avec ce type de démonstration. Cependant, ça a été un vrai plaisir pour moi de participer à cet évènement. Je ne remercierai jamais assez Leo Tamaki pour cet invitation, ainsi que Shizuka Tamaki, qui a filmé et je crois monté chaque démonstration.

C’est donc surtout de la gratitude que je souhaite exprimer pour accompagner cette vidéo : Envers mon professeur principal, Allen Pittman, qui m’a patiemment transmis l’art du Hsing-I-Chuan démontré ici, envers les autres professeurs et maitres que j’ai suivi régulièrement ou ponctuellement ces années passées, notamment Tim Cartmell, Akira Hino, Daniel Mroz, Leo Tamaki, envers mes partenaires d’entrainement et frères de pratique, réguliers ou occasionnels, Tanguy Le Vourc’h, Christophe Bertrand, Sean Wood, Christophe Cherel, et j’en oublie…Un très grand merci aussi à Erwan Goasglas, qui est mon partenaire ici, pour sa patience et son écoute.

Merci aussi à mes élèves qui me font tant progresser.

Sur le plan technique, il s’agit de deux enchainements intermédiaires et avancés du Hsing-I-Chuan,une forme de « liaison » des Cinq Éléments (linking form), et celle du « coq de combat » (fighting chicken), une des douze formes animales traditionnellement enseignées dans le Hsing-I. Les deux formes sont légèrement tronquées et resserrées pour rentrer dans le cadre de la scène du théâtre Dejazet. Il y a du bon et du moins bon dans cette démonstration, où l’on peut voir quand même je l’espère, l’influence des différents professeurs et maitres que je suis. J’ai choisi de terminer chaque application par une projection ou une amenée au sol dans un souci de démonstration, un choix que d’aucun pourront trouver « non traditionnel ». J’assume pleinement ce choix car il illustre je crois une infime partie de la richesse technique inépuisable des arts martiaux chinois, en même temps que les orientations personnelles de ma pratique.

Reprise

Longue, longue période sans rien publier… Vacances, besoin de faire autre chose, de pratiquer le sauvage plutôt que d’en parler. Ras le bol de déblatérer sur ceci ou cela, en tête à tête avec moi-même. envie de parler d’autre chose… En guise de reprise de contact, voici les infos sur les cours qui reprendront à Botmeur dès la semaine prochaine. Pour différentes raisons liées surtout à l’éloignement et l’organisation, je n’ai pas pu reprendre les cours au Centre Tsurugi cette année. Cette décision n’a pas été facile à prendre : d’abord envers les élèves et amis qui suivaient mes cours sur Brest, envers Tanguy LeVourc’h, avec qui se sont liés, au fil des années, des liens forts autour de la pratique et au delà, et envers toute cette belle énergie collective qui souffle au Tsurugi, à laquelle je suis heureux d’être associé.

En plus des cours hebdomadaires à Botmeur, j’organiserai au moins un stage trimestriel : les informations précises sur les contenus et dates seront publiés très bientôt. Pour ce qui est des professeurs invités, nous partons sur une annéeaff taichi 2 plus « légère » : Les années passées ont été des années de boulimie, de bouillonnement dans la pratique, d’accumulation : Le temps est venu de digérer un peu tout ça, avant que cela déborde. Cette décision est aussi liée à des considérations plus prosaïques : l’investissement financer et en temps étaient devenus intenables. Paradoxalement, cette nouvelle orientation dictée par la nécessité est aussi l’occasion d’un recentrage. J’aurai l’occasion d’y revenir…

J’espère retrouver le temps et l’envie d’écrire sur la pratique. Ma propre pratique est en perpétuelle évolution et je suis dans une phase où je ne sais plus trop comment la définir. J’y travaille et j’essaierai de partager avec les lecteurs de LPS le fruit de ces évolutions…

J’espère pouvoir publier prochainement quelques « exclusivités », comme la vidéo de ma démo à la NAMT… je suis moi-même très curieux de voir ce que cela donne, et si c’est satisfaisant, je me ferai un plaisir de la partager… En attendant, bonne rentrée à tous !

Deux ou trois choses que je sais des atemis

Il y a quelques mois, Leo Tamaki m’avait proposé d’écrire un article pour le hors-série Aikido du magazine « Dragon ». Chaque numéro entend s’articuler autour d’un thème ou concept particulier de la pratique, ici « l’atemi ». J’ai beaucoup apprécié de plancher sur un thème imposé, et cela m’a obligé à mettre mes idées en forme sur le sujet, me replongeant dans mes années d’études. Je crois que j’aimais beaucoup l’exercice quand j’étais collégien, lycéen, puis étudiant à l’université, et je remercie pour cela les professeurs de français, d’histoire et de philo qui m’ont transmis ce goût.

Et puis cela me permet de publier quelque chose de conséquent sur LPS, dans une période où je ne publie pas grand chose. Voici donc mes élucubrations atémiologiques, en attendant de nouveaux articles en « primeure » d’ici quelques semaines. Merci une nouvelle fois à Leo, pour cette nouvelle opportunité. Bon été à tous.

Immense merci à Erwan Goasglas et Christophe Bertrand, qui m’ont fait l’honneur de poser avec moi pour les photos qui illustrent cet article.

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Deux ou trois choses que je sais des atemis.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, il me semble important de préciser « d’où je parle ». Les considérations qui suivent sont issues de ma propre expérience, des arts de combat que j’ai étudié, et des recherches et expérimentations que j’ai menées dans le domaine des frappes. Je ne prétends donc en aucune manière exposer la théorie spécifique de tel ou tel art de combat et assume pleinement la subjectivité et l’incomplétude de cet essai « d’atémiologie ».

Au même titre que « dojo », « kiai », ou « kata »…le terme « atemi » fait partie de ces mots qui se sont depuis longtemps hissés au-delà du domaine spécifique des arts martiaux du Japon, s’augmentant au passage de toutes sortes de charges fantasmatiques, pour s’immiscer dans divers domaines de la culture populaire. Je me souviens ainsi de mes premières lectures de « Atemi », un périodique de BD d’aventures qui, à l’instar de l’inénarrable « Akim », faisait la part belle aux arts martiaux.

Quoi qu’il en soit, le terme « atemi » évoque invariablement le domaine des frappes. Dans les arts martiaux japonais à mains nues, il est de coutume de distinguer les domaines d’étude en Nage Waza, Atemi Waza,  Katame Waza, Ne Waza  etc, De même les arts chinois distinguent les secteurs du combat à mains nues en fonction des distances de combat. Enfin les arts de combat de l’occident gardent aussi trace de cette distinction entre luttes et boxes… Ces taxinomies ont leur intérêt, notamment pour des considérations pédagogiques, ou d’étude académiques. Elles illustrent l’évolution historique des arts de combat vers des disciplines distinctes à vocations sportives, ou en lien avec leurs applications fonctionnelles (Je pense notamment aux techniques de contrôle utilisées par les policiers du monde entier)…

Il n’en reste pas moins que dans le cadre global du  combat  à mains nues, ces domaines s’entrecroisent inextricablement comme les fibres d’une étoffe.
Aucun art martial « authentique », quel que soit son origine, ne fait l’impasse sur les mille et une manières de frapper son prochain. Le concept japonais d’atemi introduit quant à lui l’idée d ‘une subtilité dans l’art et le faire, ayant intégré que si l’acte en lui-même est dénué de subtilité, bien frapper quelqu’un …qui ne se laisse pas faire est un art. Atemi est donc indissociable de considérations tactiques, anatomiques, physiologiques, psychologiques, stratégiques, rythmiques, circonstancielles, etc. Et c’est un art dont les modalités sont pratiques : dans le contexte martial, frapper est une façon parmi d’autres de ne pas perdre et éventuellement de mettre hors d’état de nuire.

Le problème des atemis en Aikido

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Quand j’ai débuté l’Aikido, passés les premiers mois de découverte, la question des atemis s’est assez vite posée. « Bien sur, nous autres nous ne frappons pas notre prochain, car nous pratiquons un art noble, altruiste et non-violent, nous transformons la violence qui est en nous et ce faisant, nous désarmons aussi celle de notre agresseur… ». Il ne faut pas voir d’ironie dans ce qui peut apparaître comme une ribambelle de lieux communs. J’adhère entièrement à cette conception du Budo, et c’est elle qui continue de guider ma pratique, peu importe le nom que je lui donne. Qu’en était-il alors de atemis ? La première traduction de Budo de O sensei venait de paraître, et il se disait notamment que « l’Aikido c’est Irimi et Atemi ». A l’époque, et à plus forte raison aujourd’hui, l’idée me semblait évidente. Cependant, je dois reconnaître que l’Aikido ne répondait pas à toutes mes questions, et notamment l’Aikido ne m’apprenait pas à frapper correctement. Non qu’il ne se trouvait parmi les professeurs et pratiquants des individus très capables en la matière, mais la questions me taraudait et les réponses restaient floues et pour tout dire évasives sur le sujet. Peut-être n’ai-je pas eu la chance de rencontrer les bonnes personnes, mais je ne trouvais pas dans l’Aikido de pédagogie claire du pourquoi, comment et quand bien frapper à mains nues. De fait, il me paraissait hasardeux et un peu inconscient de construire une pratique sur des attaques irréalistes, ou tout au moins sur un éventail très restreint d’attaques formalisées et sans surprise. Mon objectif n’était pas « l’efficacité martiale » à tout prix, mais je voulais l’expérience de la frappe. Je débutai donc la Boxe Française parallèlement à l’Aikido, ce qui me valut beaucoup d’incompréhension de la part de certains de mes condisciples. Très vite, la Boxe prit le pas sur l’Aikido et je m’y plongeai à corps perdu pendant quelques années. C’est un travail que je considère toujours comme crucial dans mon parcours martial, qui me permit de développer d’honorables compétences de vitesse, de précision, d’adaptation, et répondit à beaucoup de mes questionnements à l ‘époque. J’en garde un certain goût pour différentes formes de travail libre, et un grand respect pour l’honnêteté des disciplines de contact, où l’on ne peut se cacher longtemps derrière des discours.

Ayant provisoirement épuisé quelques doutes relatifs au contact, à la douleur, au combat, je revins apaisé à des activités plus prophylactiques… et la question des atemis en Aikido se logea dans un petit coin de ma tête, en léthargie. Ma recherche s’articulant de plus en plus entre honnêteté martiale et utilisation intelligente du corps, c’est tout naturellement que je pénétrai dans l’univers des arts martiaux chinois. Après quelques années de Wing Chun, ma pratique se focalisa sur l’étude des arts du Neijiaquan (arts traditionnels dits « internes » chinois : Xingyiquan, Baguazhang, Taijiquan) Ces trois arts, régis par des principes communs, comportent une théorie et une méthodologie des frappes à la fois spécifiques et intégrées dans leurs conceptions globales respectives du combat. Ainsi, les méthodes de frappe sont complètement fusionnées avec les méthodes de corps ( parfois appelées shen fa) et la tactique. Chaque mouvement individuel renferme une quasi infinité de possibilités techniques selon l’intention qui l’anime, la qualité particulière d’énergie (ou de potentiel : Jing) qui y est appliquée, les réactions de l’adversaire, et bien entendu, d’autres considérations (distance, cible, timing, finalité, etc). En gros, un même mouvement peut se décliner en frappe, en projection, en esquive, en feinte, etc… Cette approche, d’un abord plus ardu qu’il n’y paraît (Nous aimons qu’à un mouvement formel donné corresponde une technique clairement définie, c’est rassurant…) me permit de trouver des réponses à bien des questions restées en suspens, et de développer de nouvelles compétences martiales et corporelles. Et c’est presque à mon insu que les questions dormantes liées à l’Aikido refirent surface. Bien que mon corps se fût lentement mais sûrement affranchi des « moules » de mes pratiques précédentes, je pris conscience que je continuais à « lire » les arts martiaux par le prisme de l’Aikido, et que celui-ci me restait chevillé à l’âme. Ainsi je crus trouver dans de nombreux schémas tactiques des arts internes les « chaînons manquants » qui m’avaient fait défaut dans ma compréhension de l’Aikido. Ces intuitions étaient particulièrement reliées aux façons « d’établir le pont » avec l’autre et d’envisager le mouvement martial comme la capacité d’adaptation aux mouvements de l’adversaire/partenaire.

Frapper pour quoi ?

Le domaine des frappes à mains nues (j’inclue sous ce termes les frappes avec toutes les armes du corps humain) obéit à plusieurs fonctions :

une fonction destructrice : il s’agit d’endommager la zone frappée : organe vital, os, articulation, etc, dans l’idée de priver l’adversaire d’une partie de ses capacités de mouvement. Certaines écoles mettent ce travail au cœur de leur stratégie. Parmi elles, certaines cherchent la victoire par une frappe unique (Kyokushinkai et avatars, par exemple). Le combat libre et le conditionnement des armes naturelles du corps y occupent souvent une grande place.

Une fonction déstructurante : créer un choc, une douleur intense, telle que les facultés de mouvement et de pensée sont provisoirement gelées, laissant l’adversaire déstructuré psychologiquement et corporellement. Cet avantage peut ensuite être exploitée pour prendre une position favorable et enchaîner une soumission, une projection, une frappe ou une fuite.

Une fonction tactique : Par la menace d’une frappe, amener l’adversaire à agir, par exemple utiliser les réactions naturelles de protection du corps (lever les mains, baisser les mains en avançant la tête , reculer le bassin, détourner la tête, etc) pour établir un pont, et utiliser cette réaction comme « porte d’entrée », comme pont, pour casser la distance, et enchaîner. De la même façon, entrer dans son attaque pour inverser le rapport (Irimi?). Ne pas aller contre l’éventuelle réaction de l’adversaire, changer l’angle (Tenkan?).

Je n’ai personnellement que peu d’affinité avec l’idée de frapper avec puissance pour détruire. Je porte aussi mes préoccupations morales comme une seconde peau, et n’entends pas m’en séparer pour accéder à une puissance illusoire et autodestructrice. Je crois même qu’en frappant l’autre pour le détruire, on se détruit soi-même. Je ne pratique aucune forme d’endurcissement, de conditionnement aux frappes autres que la pratique occasionnelle du sac lourd ou des paos. Pour autant, Xingyiquan, Taijiquan et Baguazhang possèdent leurs théories et méthodes d’entraînement propre en ce qui concerne les frappes, mais leur génie réside, il me semble, dans le fait que les frappes sont indissociables des principes corporels et tactiques. Tactiquement, ces trois arts s’articulent autour de la notion d’établir le pont avec l’adversaire.

Établir le pont pour frapper ou frapper pour établir le pont.

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Par établir le pont, j’entends ici, établir un contact tactile avec l’autre. On sait que le combat a parfois déjà commencé (et même déjà décidé) avant même cette phase de contact, mais n ‘étant pas qualifié pour parler de ceci, je m’en tiendrai au tactile. Les méthodes pour établir le pont, tout comme les méthodes de croisement, sont basées sur une connaissance pratique extensive des réactions psycho-physiques humaines face à l’agression. Au vu de l’importance de la main dans les représentations du schéma corporel et émotionnel humain (voir l’homonculus de Penfield), on peut affirmer sans trop se tromper que cet engagement s’établit le plus souvent par le biais des membres supérieurs, la situation évoluant souvent très vite vers un « clinch » ou chacun cherche instinctivement à éviter les coups de l’autre tout en cherchant l’avantage (en frappant, étranglant, écrasant, projetant, s’enfuyant…).

Il s’agit là d’une situation archétypale que les arts martiaux ont formalisée sous différentes formes : c’est la façon dont les humains se regardent, se rapprochent pour s’embrasser, lutter, danser … se frapper. Il est donc logique qu’une étude du combat commence par l’exploration de ce rapport frontal que l’on peut réduire globalement par souci de pédagogie en : rapport «poignée de main » ou rapport « miroir ». Ai hanmi ou Gyaku hanmi en Aikido. En Taijiquan, cette situation archétypale se retrouve dans les Tui-shou, ou « mains qui écoutent ».

Dans le cadre de l’entraînement, martial, c’est ce rapport qui sert le plus souvent de plate-forme. A partir de lui se développe le travail des frappes, de rupture de la distance, d ‘écoute et de sensibilité tactile, de perception visuelle, de « prise de centre ». De lui découle aussi la plupart des « prises » classiques de type «Katame Waza » ou Chinna, les projections Nage Waza, ou les étranglements Shime Waza, etc… Il constitue donc une sorte d’Alpha et Oméga de l’entraînement avec partenaire.

Cependant on peut observer plusieurs difficultés liées à ce rapport , notamment dans le cas d’une ritualisation excessive du rapport. Ce n’est pas en soi un problème si un travail a été fait en amont pour retrouver le(s) sens, l’origine de ce rapport. Le mythe de « la garde » s’est sans doute construit sur cette incompréhension. Ainsi ce qui est au départ un mouvement instinctif se cristallise en « garde » figée, certes très théâtrale mais qui peut aussi être vide de sens.

Conséquence de la difficulté évoquée plus haut, beaucoup d’adeptes ne pratiquent qu’avec peu ou pas d ‘imprévu. Il ne s’agit même pas d’augmenter la pression ou la vitesse, ni d’ attaques surprises, ou prédatrices (cela doit cependant venir, par la suite…), mais juste de varier les angles d’attaque, d’enchaîner plusieurs attaques, en incluant les contres, bref de dépasser le cadre technique habituel pour s’aventurer en eaux « non confortables ». Dans la mesure ou nous progressons à mesure de ce que nous donne notre partenaire, il est indispensable que celui-ci augmente sa capacité à exécuter des attaques surprenantes, puissantes, imparables, vicieuses même, qu’il affûte sa faculté à effacer les appels de ses attaques. C’est ainsi qu’il fera réellement progresser notre fluidité, notre adaptabilité, notre créativité. De même, en nous astreignant au même régime que lui, avec le même but que lui, je vais être amené a développer des capacités qui m’effraieront peut-être ou choqueront mon sens moral, mais auxquelles il n’est pas nécessaire que je m’identifie (de la recherche de puissance à la névrose, il n’y a parfois (souvent?) qu’un pas…) tout en m’amenant en avoir une vision plus juste de « ce que je suis ». N’est-ce pas l’un des buts du Budo ?

Enfin, il n’est pas rare que le pratiquant, se rendant compte que ses capacités d’adaptation à l’imprévu sont plutôt médiocres, même après des années de pratique, se réfugie dans le cadre rassurant d’une pratique « traditionnelle », en avançant toutes sortes de justifications morales ou idéologiques pour justifier cet évitement. D’adepte, il devient croyant, et il n’est alors pas rare non plus d’entendre alors : « ce n’est pas de l’Aikido » (remplacer par la mention voulue) comme on dirait : « ce n’est pas de l’art ».

Quelle place dans la pratique ?

Reste la question de savoir quel place donner aux atemis dans la pratique. Je crois que cela est fonction de chacun, de ses objectifs, etc. Pour ma part, j’ai fait mien ce dicton : « Comme on pratique, on devient ». Il y aurait beaucoup à dire sur la dimension psychologique des frappes. Le fait de frapper l’autre, ou de se faire frapper, tout comme le fait de chuter, est porteur d’une charge psychologique et émotionnelle très forte, et nous renvoie à notre propre enfance, notre propre histoire, parfois douloureuse. C’est donc un domaine d’étude que l’on ne peut aborder de manière anodine ou superficielle. On sait que la frappe, ou la privation d’air, sont, au delà des techniques martiales ou sportives, des armes psychologiques utilisées dès l’école primaire par certains individus pour imposer leur domination, leur volonté. En fait, je crois que nous avons tous subi cela et peut être aussi fait subir cela, à des degrés divers. Nos histoires personnelles, nos facultés de résilience, liées à nos environnements socio-culturels, éducatifs, peuvent expliquer en grande partie nos choix de pratique, nos justifications morales, les formes variées de nos courages et de nos lâchetés. Dans tout les cas, l’étude des arts martiaux a pour effet de nous ramener tout ça sur un plateau, en pleine lumière. Il est normal que cela nous dérange. Et nous ne pouvons pas choisir ceci et rejeter cela. Choisir seulement l’harmonie en niant l’existence de la violence. Y compris en nous-mêmes. Frapper est violent et je déteste ça. Mais comment puis-je prétendre connaître quoi que ce soit aux arts martiaux et par extension à moi-même, si je n’ai pas un minimum trempé mes illusions au feu de l’incertitude ?
Il me semble que tout art martial « vivant » devrait être construit sur la faculté d’adaptation aux mouvements, déplacements, actions, intentions de l’autre. Les différentes modalités d’entraînement sont alors orientées vers l’acquisition progressive de cette « liberté de mouvement », cette « fluidité », cette faculté de coller au plus près aux mouvements de l’autre. Cependant, tout comme nous devons nous adapter aux mouvements de l’autre, nous devons aussi l’obliger à s’adapter à nos propres mouvements, l’amener à sacrifier son équilibre, son centre, à se découvrir, « prendre son centre ». Et c’est là, il me semble, une des fonctions tactiques premières de l’atemi : Amener l’adversaire à réduire lui-même ses options tout en s’assurant une position privilégiée.

vlcsnap-2013-10-24-11h36m02s68Utilisation des frappes pour entrer en lutte. Pratique avec Allen Pittman au Centre Tsurugi

9ème NAMT et 6ème Taikai

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Wazaaaaa!

Dans quelques jours se tiendra à Paris la 9ème nuit des arts martiaux traditionnels. C’est un bel événement dont on doit l’initiative à Leo Tamaki. J’y ai pris part au cours des quatre années passées. Soit en tant que spectateur, en tant qu’assistant de mon professeur Allen Pittman, et même en tant que présentateur (dans l’ombre) l’année passée! Cette année, Leo m’a fait l’honneur de m’inviter à y participer moi-même en tant que démonstrateur. Je dois dire que cette invitation, pour honorante qu’elle soi, ne m’a pas fait bondir de joie.
Premièrement parce que je ne me considère pas moi-même comme un expert, mais comme un pratiquant d’expérience. Je ne suis pas professionnel et n’ai rien à vendre. Je me suis donc posé la question de ma légitimité à participer à un tel événement. Je sais qu’il existe une multitude d’experts rien que sur la place de Paris, et en France en général, qui seraient à même bien mieux que moi de démontrer la richesse de leur pratique.
Deuxièmement, parce que j’ai un peu de mal avec les démonstrations d’arts martiaux en général. J’ai eu l’occasion d’écrire sur le sujet, il y a quelques temps, certains s’en souviennent peut-être.  Mes impressions n’ont pas changées. Je suis rarement ému par les démos, souvent agacé, parfois effaré.
Troisièmement, je n’ai pas fait de démonstration publique (moi-même j’entends) depuis l’époque lointaine où je passais des « grades ». J’ai un peu d’expérience du théâtre mais je ne sais pas si cela m’aidera en quoi que ce soit.
Pourquoi alors avoir accepté ?
Devançant mes réticences, Leo a su me convaincre et me mettre en confiance, me rappelant avec humour que « de toutes façons, les gens ne viennent pas pour me voir », et que c’est une expérience à vivre. De plus j’apprécie beaucoup l’esprit qu’instille Leo dans cet événement, et les efforts qu’il déploie pour présenter au mieux, sans fards et avec tenue la diversité des pratiques martiales du monde.

Il ne s ‘agit donc pas de flamboyer en habits de lumière ou de démontrer ses super-pouvoirs, mais seulement de montrer un peu de ce que l’on fait, semaine après semaine, année après année, en essayant de rendre cela lisible, honnête, intéressant. Et en jouant à cache-cache avec son égo, qui bondit comme un singe en furie. En résumé, même si je n’en mène pas large, je suis très heureux d’y participer.
Je démontrerai donc quelques aspects du Hsing-I-Chuan, qui est l’art chinois que j’ approfondis ces dernières années. Je participerai aussi à la master-class de Herblay le samedi après-midi. L’occasion de découvrir pour ceux que cela tente, quelques notions de Hsing-I et de Taichi.

Le programme de l’Aiki Taikai.
A bientôt !

 

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