3 minutes de tube…

Promis, je ne vais pas commencer à publier des vidéos de surf tout les jours…mais là…je ne résiste pas : près de 3 minutes de pur surf ininterrompu, 1,5 km et pas moins de 8 tubes ! C’est à Skeleton Bay, sur la côte namibienne… Enjoy…

 

 

Et vu de l’intérieur…

 

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Yashima, naissance d’un nouveau magazine

C’est avec un grand plaisir que je relaie ici la naissance prochaine d’un nouveau magazine consacré aux arts martiaux et traditions du Japon : Yashima.

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C’est un sacré pari de lancer un journal papier, qui plus est plaçant la barre très haut tant dans l’exigence de qualité des contenus, que dans la forme (photographies, mise en page, graphisme…). A l’heure où l’on nous assène du matin au soir que le tout numérique est inéluctable, le choix d’un journal papier pourrait même apparaitre comme une sorte de baroud d’honneur de l’écrit papier avant son extinction totale. A l’instar des pratiques martiales « traditionnelles » dont on annonce le déclin, voire la disparition programmée à plus ou moins long terme, il y a quelque chose de noble et de flamboyant à prendre à rebours l’apparente « marche de l’histoire ». Pour ma part,  sans être un traditionaliste, je crois qu’il est possible de parler, de vivre et faire vivre les arts traditionnels intelligemment, avec discernement, rigueur et distance tout à la fois. Je ne peux donc qu’applaudir et soutenir l’initiative de Yashima. Les arts martiaux méritent une presse de haute tenue, qui ne cède pas à la facilité du clinquant, du simpliste, du « prêt à penser ». Certains des fondateurs de Yashima ne me sont pas inconnus, notamment Leo Tamaki, dont la présence à elle seule suffit à me convaincre que le résultat sera à la hauteur des ambitions affichées.

Pour autant, il ne faut pas négliger le coût réel que représente un projet tel que celui-ci, qui ne peut exister sans le soutien moral et financier des lecteurs. Yashima a fait le choix d’un lancement par financement participatif, un de ces nouveaux usages de financement que permet Internet (mais qui existait aussi dans le « monde d’avant »).

Je vous invite donc chaudement à contribuer à cette belle initiative.

L’article de Leo Tamaki présentant en détail le projet

Le lien vers la plate-forme Ulule

Mais que devient la Pratique Sauvage?

Certains l’ont peut-être remarqué, j’ai disparu d’un certain réseau social il y a quelques mois, tel un ninja du dimanche. Pour toutes les meilleures raisons qu’on puisse imaginer, et tant pis si je j’ai du pour ça renoncer à la  pressante euphorie quotidienne d’être « connecté ». Elle pesait trop lourd dans la balance des heures. Bref. Peu importe. Je mentirais en disant que ça ne me manque pas un peu, toute cette agitation, et ces petites gratifications quotidiennes aussi dérisoires étaient-elles. Aucun regret pourtant.

De même, les publications sur la Pratique Sauvage se sont espacées au fil des ans, les articles affinés comme des vieux fromages, le propos semble peut-être s’être dilué quelque peu. A tel point que je me suis moi-même demandé si cela avait encore un sens de continuer.

Et puis en me posant cinq minutes, en regardant en arrière vers ces années écoulées, je me suis rendu compte que je n’avais pas trop dévié de mon cap. J’ai arpenté les sentiers que je me proposais d’arpenter. Je me suis égaré par moments, j’ai du faire demi-tour et revenir sur mes pas. Il m’est même arrivé d’écrire des conneries, si si. Revenir à la carte, procéder à de menus ajustements, raturer, ajouter, corriger en tirant la langue. Mais l’ensemble se tient. J’ai laissé de coté les grandes théories sur la pratique martiale. Non que je renie les quelques textes que j’avais pondus aux débuts prolifiques de la Pratique Sauvage. Je me suis juste occupé à vérifier que tout ça n’était pas pure fantaisie. Rencontrer quelques unes des figures de mes bestiaires, épuiser les mots, me coltiner avec mes propres limitations, trucider quelques licornes…oui je sais c’est un peu tiré par les cheveux…j’ai encore du boulot…

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Bref, essayer être dans la pratique, plutôt que d’en parler. Mais tout ceci ne dit pas où j’en suis.

Professionnellement en phase de mue…j’ai décidé, sur les conseils de Descartes de me rendre maitre et possesseur de la nature, et  domestiquer au passage le Sauvage qui se tapit en moi.

Plus sérieusement, étudier la voie une binette dans une main, un stylo dans l’autre, bouger quelques heures par jour à la façon du tigre, de l’alligator, du dragon ou du bipède post-moderne quinquagénaire vieillissant, tremper le tout le plus souvent possible dans une eau salée et agitée de vagues. Rendre compte quand ça lui chante et à qui veut bien lire, de toute cette sauvagerie.

Allez au boulot

 

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Allez, un petit dessin de l’ami Seamus, il y a bien longtemps sur l’ile des Saints et des Poètes…

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Gao Baguazhang par Zhang Junfeng

Je ne résiste pas au plaisir de publier ce document exceptionnel, arrivé sur YT il y a quelques heures à peine (Thanks Mr Schott…)

On y découvre Zhang Junfeng, de Taiwan, qui enseigna notamment aux frères Hung, passant en revue l’essentiel du système du Gao Baguazhang, les Ji Ben Shou Fa et Tien Gan (fondations), les Xian Tian (formes circulaires) et les Hou Tian (64 formes en ligne)…

Un témoignage exceptionnel sur cette tradition, où l’on perçoit clairement que le Bagua n’est pas conçu comme un art de performance ou de démonstration mais où la pratique sert avant tout à développer des aptitudes au combat. Observez (entre autres) les angles, les formes de mains, le rythme, et le mouvement général de l’ensemble du corps dans chaque déplacement…régalez vous !

Cultiver la force de vie

Une traduction d’un extrait de l’excellent  livre « Xingyi Neigong », par Dan Miller et Tim Cartmell, sur les méthodes de Neigong (travail interne) du Xingyiquan.  J’avais publié cette traduction il y a quelques années, et je viens de la retrouver… toujours autant d’actualité !

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Bien que les postures et les mouvements du Xingyiquan puissent varier d’un style à l’autre, ils se conforment tous à des principes naturels (incluant les lois de la physique, la mécanique corporelle, les flux d’énergie physique et mentale, etc). Le corps et l’esprit ne sont jamais forcés et ne devraient jamais subir trop de tension. La santé est perçue comme la base de la puissance martiale. Les maitres de Xingyiquan disaient souvent que l’exercice doit doit être wei sheng, protéger la vie (en langage commun, wei sheng signifie « hygiénique »). Le sens le plus général de ce concept est que tout entrainement physique et mental devrait cultiver la force de vie et construire la santé. Les maitres de Xingyi voyaient les formes extrêmes de conditionnement et d’entrainement qui augmentent la puissance martiale au détriment de la santé générale ou qui abiment l’intégrité des tissus corporels comme stupides et finalement contreproductives. Les formes d’entrainement qui impliquent une respiration forcée, le conditionnement en frappant le corps avec des objets durs et le surentrainement d’une partie du corps comme « arme », aboutissent souvent à une diminution de la santé et de l’efficacité.

Par contraste, les méthodes de Xingyiquan insistent sur le fait que tout entrainement à la puissance martiale doit en même temps cultiver la force de vie et construire la santé. Dit simplement: les gens qui sont affaiblis par la maladie ou un entrainement déséquilibré n’ont pas la force ou l’énergie suffisante pour combattre. Cela semble tellement évident qu’il parait ridicule de le rappeler; pourtant beaucoup de gens s’engagent dans des formes d’entrainement qui tout en développant une efficacité dans un domaine précis, les éloigne des effets bénéfiques généraux pour finalement les déposséder de leur vitalité et et de leur capacité à combattre. Les postures et les mouvements du Xing Yi Quan insistent tous sur la santé et le renforcement du corps comme base de la puissance martiale. Un autre bénéfice pour la santé vient du fait que maintenir les postures statiques s’apparente à une forme de méditation. L’esprit se calme, se concentre et est unifié avec le corps. Cela réduit l’activité nerveuse du système sympathique (qui est actif durant l’excitation de l’activité nerveuse type « combattre ou fuir » ; « Fight or fly »: ndt) et permet l’apparition de ce que le chinois nomme « ru Jing » (entrer dans l’immobilité, ou le calme) et qui est connu en occident comme le mécanisme de relaxation (litt : réponse de relaxation). Le corps est en mouvement tandis que l’esprit se repose. Il est possible que l’on n’ai jamais à utiliser ses compétences martiales « pour de vrai » au cours de sa vie, mais chacun doit vivre avec son état de santé chaque jour. Il parait donc pertinent de pratiquer un système qui développe et la santé et l’ habileté martiale. La pratique du Xingyiquan développe les deux en même temps. Bien qu’aucune pratique ne constitue une panacée à tous les maux, ni ne fasse de nous des supermen ou superwomen, si la méthode d’entrainement à laquelle nous choisissons de nous consacrer ne nous permet pas de cultiver notre « force de vie », de construire notre santé et de nous donner la vitalité nécessaire à réaliser nos objectifs, il y a de grandes chances que ce soit une perte de temps.

Sun style Xingyiquan Wu Xing Quan

 

Très en retard sur mes compte-rendus de stage, embringué  dans  la moulinette infernale du temps qui passe, je trouve enfin un peu de temps pour écrire et alimenter la Pratique Sauvage. En novembre dernier, nous avons eu la chance de recevoir M Per Nyfelt, de Stockholm, pour un stage consacré au Xingyiquan de style Sun. Per Nyfelt est réputé pour son excellente connaissance de l’ensemble des arts martiaux de la famille Sun (Xingyiquan, Baguazhang, Taijiquan). Le Xingyiquan que nous pratiquons est légèrement différent, mais nous avons pu mesurer la cohérence des principes au delà des variantes d’écoles et glaner de précieux enseignements. Après la pratique du Dao Yin Neigong, nous avons consacré un certain temps à la pratique des « postures » Wuji et Santi shi, avant d’apprendre détail les 5 éléments (Wu Xing Quan) propres au style Sun. Une partie importante du stage a été consacrée enfin aux formes à deux : Wu Hua Pao, Wu Xing Sheng Ke, et San Shou Pao, pratiques avec lesquels nous étions peu familiers.

Per Nyfelt démontre ici les Poings des Cinq Éléments du Xingyiquan Sun que nous avons étudiés.

Yi Jin Jing avec M. Saiah 19-20 mai 2018

C’est avec un très grand plaisir que nous accueillerons à nouveau Mohammed Saiah, enseignant à Nantes, pour un stage consacré au Nei Gong Yi Jin Jing, les 19 et 20 mai 2018.

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Lors de ce stage, nous continuerons le travail d’exploration des anciennes méthodes chinoises de Nei-Gong et de Dao-Yin.  Nous entrerons dans l’étude approfondie du Yi Jin Jing.

Le Yì Jīn Jīng est composé d’étirements profonds des tissus (muscles/tendons/ligaments) et des méridiens d’acupuncture. Cette méthode de Qi Gong possède des postures statiques, des mobilisations spécifiques qui permettent de libérer les toxines (stress, douleur, etc) stockées dans les tendons et le sang. Cette méthode est une pratique essentielle du Nei Gong. Selon la légende, elle aurait été transmise par Da Mo (Bodhidharma) aux moines de Shaolin afin de renforcer leur corps. Le Yi Jin Jing (face Yang de ce cycle d’entraînement) est accompagné de la méthode de nettoyage des moelles : Xi Sui Jing (facette Yin) à plus haut niveau. Les pratiquants taoïstes soutiennent que c’est une pratique taoïste que Da Mo (Bodhidharma) a apprise et testée sur ses disciples. La première mention de cette pratique est en effet d’un moine taoïste et semble avoir de solides racines alchimiques taoïstes.

Chaque set développe une grande force musculaire de l’ensemble du corps, renforce le tonus musculaire et le contrôle des tissus mous. Petit à petit, il permet également d’unifier l’ensemble du corps, et la capacité à émettre le Qi.

Programme du stage Yi Jin Jing

Lors de ce stage nous explorerons en détails les 3 forces ou San Cai 三彩 héritées des 3 Trésors de la tradition alchimique taoïste. En chinois, le chiffre trois (Sān) est représenté par 3 lignes horizontales qui symbolisent les trois couches de l’Univers : le Ciel La Terre l’Humanité Chaque couche se divise à nouveau en 3 pour donner naissance à 3 nouvelles fréquences d’énergie : Les trois trésors du Ciel : le soleil, la lune et les étoiles. Les trois trésors de l’Humanité : Jing (Essence), Qi (énergie vitale) et Shen (Esprit). Les trois trésors de la Terre : l’eau, le feu et le vent.

Description du stage Yi Jin Jing :

9 heures de cours pratique et théorique cours théorique sur le Qi Gong des tendons (rôles, actions et méthode)

percussions des méridiens (version Yang) ou Pai Da Gong

un travail d’étirements spécifiques dit Wai Gong ou Daoyin

la forme spécifiques du Yi Jin Jing taoïste

Bienfaits de la méthode :

Relâchement profond grâce aux étirements rythmiques des tissus Yin & Yang    Ouverture de l’ensemble du corps et en particulier les tendons/ligaments/fascias Ouverture naturelle et progressive de la petite circulation céleste                            Meilleure circulation du sang & du Qi.

Lieu :

Berrien (29) : Maison du Gouren

Horaires :

samedi 14h-17h

dimanche : 9h30-12h30 et 14h-17h

Tarif : 90 euros

Possibilité d’hébergement dur place (me contacter directement)

Renseignements et inscriptions : 06.48.00.69.36 ou ercloarec@gmail.com