Mais que devient la Pratique Sauvage?

Certains l’ont peut-être remarqué, j’ai disparu d’un certain réseau social il y a quelques mois, tel un ninja du dimanche. Pour toutes les meilleures raisons qu’on puisse imaginer, et tant pis si je j’ai du pour ça renoncer à la  pressante euphorie quotidienne d’être « connecté ». Elle pesait trop lourd dans la balance des heures. Bref. Peu importe. Je mentirais en disant que ça ne me manque pas un peu, toute cette agitation, et ces petites gratifications quotidiennes aussi dérisoires étaient-elles. Aucun regret pourtant.

De même, les publications sur la Pratique Sauvage se sont espacées au fil des ans, les articles affinés comme des vieux fromages, le propos semble peut-être s’être dilué quelque peu. A tel point que je me suis moi-même demandé si cela avait encore un sens de continuer.

Et puis en me posant cinq minutes, en regardant en arrière vers ces années écoulées, je me suis rendu compte que je n’avais pas trop dévié de mon cap. J’ai arpenté les sentiers que je me proposais d’arpenter. Je me suis égaré par moments, j’ai du faire demi-tour et revenir sur mes pas. Il m’est même arrivé d’écrire des conneries, si si. Revenir à la carte, procéder à de menus ajustements, raturer, ajouter, corriger en tirant la langue. Mais l’ensemble se tient. J’ai laissé de coté les grandes théories sur la pratique martiale. Non que je renie les quelques textes que j’avais pondus aux débuts prolifiques de la Pratique Sauvage. Je me suis juste occupé à vérifier que tout ça n’était pas pure fantaisie. Rencontrer quelques unes des figures de mes bestiaires, épuiser les mots, me coltiner avec mes propres limitations, trucider quelques licornes…oui je sais c’est un peu tiré par les cheveux…j’ai encore du boulot…

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Bref, essayer être dans la pratique, plutôt que d’en parler. Mais tout ceci ne dit pas où j’en suis.

Professionnellement en phase de mue…j’ai décidé, sur les conseils de Descartes de me rendre maitre et possesseur de la nature, et  domestiquer au passage le Sauvage qui se tapit en moi.

Plus sérieusement, étudier la voie une binette dans une main, un stylo dans l’autre, bouger quelques heures par jour à la façon du tigre, de l’alligator, du dragon ou du bipède post-moderne quinquagénaire vieillissant, tremper le tout le plus souvent possible dans une eau salée et agitée de vagues. Rendre compte quand ça lui chante et à qui veut bien lire, de toute cette sauvagerie.

Allez au boulot

 

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Allez, un petit dessin de l’ami Seamus, il y a bien longtemps sur l’ile des Saints et des Poètes…

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Un avis sur « Mais que devient la Pratique Sauvage? »

  1. Bah, étant sexagénaire (il y a quand même « sexe » et « génère » dans ce qualificatif) , j’ en suis arrivé peu ou prou aux mêmes conclusions temporaires (oxymore). Mais pour des raisons militantes, je suis encore aussi un peu malgré moi , sur la toile avec une poignée d’utopistes Bookchiniens.

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